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  • : Bonjour à tous les visiteurs de notre blog. Cross in Shanghai est un récit de voyage de deux français en Chine. Nous habitons donc Shanghai pendant 4 mois en 2007 et nous faisons partager notre voyage, les rencontres, la vie à 7000 km de la France. Ce blog est ouvert à tous, n'hésitez à laisser des commentaires, ils sont tous lus !!!
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cross-inshanghai

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CROSS IN CHINA

Dimanche 2 septembre 2007
anti_bug_fcPékin - Miyun : 70  km et 2h30 de bus

Miyun – Jinshanling : 45 km et 1h00 de voiture

Jinshanling – Simatai : 10 km et 5h00 de marche sur la plus belle partie de la muraille.

 

La muraille de Chine 

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Le matin du départ à la muraille était très excitant ! Enfin nous allions découvrir ce mur et son histoire.

 

Afin d’éviter les voyages organisés que proposent les hôtels, car très chers et très pénible de suivre un guide avec un drapeau jaune fluo et de se retrouver en groupe sur cette magnifique muraille. Nous décidons de chercher un bus qui nous emmènerait le plus près possible de Simatai, lieu réputé le plus beau pour voir la muraille. Arrivés à la gare des bus tout plein de petits chinois vous sautent dessus et vous proposent leur « bus » ou voiture pour vous emmener car les occidentaux ne savent pas forcément prendre le bon bus qui est pas cher du tout, alors ils en profitent pour monter les prix et vous en mettent plein la vue avec leurs mots appris en anglais :

 

« Hello, hello, looke looke », « take my bus, vely, vely cheaper », « one hundred yuan for you and for you  ! »

 

Quoi 10 chacun pour aller là bas !! Mais grâce à Damien qui parle un peu chinois on a pu trouver le bus qui nous emmena a Miyun, ville la plus près de Simatai pour 15 cts € chacun ! Les bus public n’étant vraiment pas cher. A chaque arrêt entre Pékin et Miyun des chinois montaient dans le bus nous proposaient leur voiture pour aller à la muraille, du coup nous nous cachions sous les sièges à chaque fois pour ne pas qu’ils nous voient.

 

Arrivés à Miyun aucun bus n’est prévu pour la muraille, d’où les voyages organisés par les hôtels à 15 € par personnes juste pour le bus A/R sans les frais d’entrée. Et fait exprès d’autres chinois vous attendent avec leurs voitures, dès qu’ils voient le bus arrivé et qu’ils aperçoivent 2 blancs, ils courent nous « accueillir » à la porte, et ils commencent par :

 

« whele ale you going ? » « take my car 20 yuan », et bla bla bla, ils ne vous lâchent plus une seconde !

 

Nous acceptons avec 2 autres touristes de la Suède qui étaient dans le car d’aller au pied de la muraille en voiture pour 4€ l’A/R chacun. Pour un prix tout à fait raisonnable nous voilà partis au milieu des montagnes à la conquête de cette muraille. Arrivé à l’entrée de Simatai, le très gentil chauffeur nous proposa pour 50cts € de plus d’aller à Jinshanling, 10 km après Simatai et de faire à pied sur la muraille les 10 km jusqu’à Simatai, « vely good » disait-il . Alors nous acceptons.

 

Arrivé la bas il faut payer le droit d’entrée sur le site de 5€ chacun et nous voilà partis pour 10 km de marche sur la muraille ! 

 

 


A peine arrivé sur le premier tronçon, nous apercevons déjà ce mur serpenter sur les sommets des montagnes du nord de Pékin. La muraille se dessine à perte de vue, comme les montagnes autour de nous. Nous pouvions presque voir notre lieu d’arrivée, mais celui-ci était dans une vallée.

La marche fut longue, parfois un peu dangereuse lorsque la muraille n’était pas rénovée, les marches à gravir innombrables et nous devions souvent grimper par nos propres moyens dans les tours perchées à chaque sommet, car les escalier de pierres autrefois existant n’ont pas été refait. Nous avons choisi de faire la partie non rénovée comme on nous avait conseillé afin d’éviter les bains de foule sur la muraille et ce fut la surprise de voir que nous étions pratiquement seuls sur cette partie du mur très pittoresque. 

 

Chargé d’histoire cette muraille fut construite il y a environ 2000 ans, puis renforcée de manière successive, afin de se protéger des barbares venant du Nord. Elle nécessita des années de constructions et des milliers d’hommes morts durant les travaux très pénibles, qui selon la légende étaient enterrés dans les fondations. Cet édifice bien que magnifique renferme un passé plutôt dur qu’il nous renvoie. Durant notre longue traversée, nous essayions de nous imaginer les difficultés pour un hommes de porter des pierres et des pierres le long de montagnes abruptes, de faire du ciment, de monter des tours sur les sommets, puis ensuite de rester planté là au milieu des montagnes toute une vie à guetter l’ennemi.

Cette marche fut grandiose, car elle permet sur 10 km de surplomber les montagnes et la muraille qui s’étendent à perte de vue devant nous comme derrière.

 


Au final, nous rentrons à Pékin à la tombée de la nuit, avec en tête une satisfaction quant au prix (12,5€ chacun en tout au lieu de 24€ en tarif organisé) et surtout le sentiment de solitude et de calme sur ces cimes nous a ravis avec un grand soleil.

 

 

 

 

Par Damien et Myriam
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Dimanche 2 septembre 2007
Sanya – Pékin : 3500 km et 36h00 de train

 

Pékin, à un an des Jeux Olympiques (hélas)

 

Entre Hainan et Pékin, nous avons trouvé un train direct qui traverse toute la chine du sud au nord. C’est une ligne moderne, avec des couchettes propres et très bien équipées qui permettent de passer un voyage agréable bien que long. Pour arriver sur le continent (entre Hainan et la Chine), les wagons ont été parqués dans la cale d’un immense bateau en pleine nuit pour une traversée plus ou moins mouvementée. Des paysages magnifiques défilent sous nos yeux, nous passerons dans des zones inondées, on ne pouvait voir que le toit des maisons qui dépassait.

 

Nous arrivons à Pékin, dans la nouvelle gare de l’Ouest, une gare au style controversé qui accueillera les visiteurs des autres provinces pour les jeux olympiques l’année prochaine. La circulation dans Pékin est légendaire, il nous a fallu 40 minutes pour parcourir 6 kilomètres en taxi… Durant 5 jours à Pékin, nous avons pu visiter les monuments majeurs du centre culturel de la Chine du passé, d’aujourd’hui et de demain.

 

Le parc Jingshan

La principale attraction de ce parc, ce sont les pavillons en haut de collines qui donnent une vue panoramique sur la ville et surtout sur la cité interdite.

  


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Le lac Beihai

Un lac avec une île et une pagode des plus étrange…

 
 








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Vue sur la cité interdite









La place Tian an men

Ici se mêle la Chine impérialiste et la Chine communiste, sur la plus grande place du monde on se sent petit (et surveillé), entre la grandeur de tian an men et la froideur des bâtiments de la RPC.

 

La cité interdite

Une forteresse protégée par des douves, des murs de défense, des tourelles et des portes majestueuses. Elle cache en son sein des raffinements architecturaux dans un labyrinthe de temples, de pavillons et de maisons impériales. Au centre, deux places cernées par de grands bâtiments qui servaient aux offices de l’empereur.

  


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Le temple du paradis

Un lieu qui nous a surpris par son architecture, sa rénovation et ses couleurs.  

 


 

Le palais d’été

La résidence estivale de l’empereur pour fuir les grandes chaleurs de la capitale.

  












Puis nous sommes partis une journée entière dans la province du Hebei pour gravir la muraille de chine.

Par Damien et Myriam
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Samedi 25 août 2007

Hong Kong – Guangzhou : 200 km et 4h00 de bus

Guangzhou – Hai’an : 500 km et 8h00 de bus

Hai’an – Haikou : 30 km et 1h00 de bateau

Haikou – Sanya : 200 km et 3h00 de bus

 

Sanya, sous le soleil des tropiques !

 
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Et nous voilà repartis pour une destination plutôt méritée après nos heures de marches à travers les beautés de la Chine !

Il aurait été plus pratique et moins épique de pouvoir prendre un bateau de Hong Kong jusqu’à Sanya seulement cela n’existe pas puisque HK n’est pas encore vraiment la Chine nous nous devons de passer la frontière par Shenzhen.

 

Et nous voilà en train de chercher un bus réservé la veille dans une agence pour sortir de Hong Kong, bus presque introuvable au beau milieu de tout ce qui ne ressemble pas à une gare de bus, stationné devant un hôtel quelconque à dénicher, Ouf ! Nous le trouvons et le prenons de justesse, jusqu’à la frontière. La frontière parlons en !

Vous sortez donc du bus avec tous vos sacs pour faire une queue interminable et vous faire enregistrer à la sortie de Hong Kong juste après avoir rempli des papiers inutiles. Puis vous revoilà en train de chercher où est passé ce fameux bus !! Mais heureusement lors de notre première monté dans celui-ci on s’est fait collé des autocollants sur le torse, donc arrivés sur ce parking après notre longue queue, ouf une personne nous regarde droit dans les autocollants et nous indique le bus. Et c’est reparti pour un tour de bus jusqu’à la 2ième frontière, avec une 2ième queue et d’autres papiers et le bus ?? Où est-il ?? Ha c’est plus notre bus qui nous attend de l’autre coté de la frontière ! (Hé oui c’était un bus à l’anglaise avec le volant à gauche) on le trouve enfin et plein a craqué mais c’est pas grave il le remplisse, alors nous voilà entassé dans ce bus pour 4h00 jusqu’à Guangzhou, qui est seulement une ville étape dans laquelle nous pensions trouvé 2 places dans un train couchette jusqu’à Sanya.

 

La gare de Guangzhou est immense et sur bondé de monde dans tous les sens, nous commençons donc une queue au guichet tout en essayant de maintenir notre énergie en place malgré la fatigue car un chinois ça sait doubler avec une telle élégance… Puis après une petite heure d’attente on s’entend dire que le train pour Sanya est plein. Bon…………..Vite on court à la gare des bus se renseigner sur un éventuel prochain trajet jusqu’à Sanya. Et oui il y en avait un mais il est plein aussi !! Ça nous apprendra à s’y prendre au dernier moment !! Alors la guichetière nous propose un trajet dans une heure (il était 21H00) qui va à Hai’an, ville située en face de Haikou (capitale de l’île Hanan au nord). Nous acceptons donc sans  connaître encore la façon dont on allait se rendre sur l’île. Une nuit dans ce bus et nous arrivons à 6h32 dans cette petite ville de pêcheurs, le bus nous déposa au petit port, où l’on constata que des bateaux y partaient pour se rendre à Haikou, prochain bateau 6h30 ! Loupé de 2 minutes on se retrouve à attendre 2h le bateau suivant, qui nous emmena en 1h à Haikou, enfin sur l’île!!!

Mais Haikou ce n’est pas Sanya qui est au sud de l’île. Notre nouveau programme : à la recherche d’un bus pour Sanya. Ça aussi fut une aventure… Un sympathique chinois rencontré dans le bateau nous conseilla arrivé au port de prendre un taxi est d’aller à la gare des bus du sud. Nous avons donc bien pris ce taxi mais celui-ci intéressé comme souvent par nos têtes blanches nous proposa d’aller en voiture à Sanya pour 150RMB pour nous 2, prix très intéressant, après réflexion nous acceptons. Le taxi nous arrêta vers une station service où une voiture noire vitres tintées arriva, nous étions un peu inquiet mais nous vîmes qu’une femme allait aussi venir avec nous, nous montons et à peine 2 mètres plus loin une voiture de police bloque le véhicule et tape violement sur les portières, le chauffeur avait condamné celles-ci, les policiers criaient, et le chauffeur tentait de forcer le barrage, incapable d’avancé il entrouvrit sa fenêtre et se pris des baffes par les policiers qui l’obligèrent à sortir du véhicule. Moi ?? J’essayais de casser la porte pour l’ouvrir tandis que Damien rigolait ! J’étais apeurée alors qu’il s’amusait à voir l’efficacité de la police chinoise à faire peur à sa population. Les portes finissent par s’ouvrir, je sors en courant et prend nos sacs du coffre, et lui il continue de regarder ce pauvre chinois se faire un peu taper et prendre une amende on ne sait toujours pas pourquoi… Pas trop rassuré nous prenons donc un autre taxi jusqu’à cette fameuse gare, et manque de bol, cette petite gare nous propose un bus pour aller à une autre gare de la ville. Il est bientôt midi, nos sacs sont lourds, le soleil est de plomb Dépiter on s’y rend en taxi, ouf c’est la bonne, le bus nous attend, en route pour Sanya !!!! Les paysages défilent, entres palmiers, rizières, montagnes de pins et terre rouge, nous découvrons d’autres petits villages, jusqu’à notre arrivée dans cette fameuse station balnéaire !!

On se pose dans l’hôtel réservé à l’avance !!! A 300 mètres de la plage !

 

Cet article devait être destiné à Sanya mais voyez vous notre voyage jusqu’ici fut si aventurier qu’il méritait sa page.

  


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Sanya, la plage de sable fin, les palmiers, l’eau turquoise et le ciel bleu. Direction la plage ! Nous découvrons des grandes plages, bordés de petits restaurants. Sur la plage les transats avec parasol en paille bien sur ! Ils se louent 2,50€, et se n’est pas du luxe pour nos peaux d’occidentaux, car le soleil brûle ! Journée plage, et bronzette vers 4h ! Baignade dans les vagues et cette eau pure.

Comble de la perfection sur le chemin de la plage des petits vendeurs de fruits (prix chinois), et des mixeurs/glaciers. En effets des stands proposaient de choisir les fruits qu’on désirait parmi une grosse sélection et nous les faisions mixer avec des glaçons ou transformer en glace ! oui oui !! Et pour 1€ !! Alors on s’est pas privé car les fruits frais c’est la santé ! Et c’est si bon !!!

  


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Une chose à faire aussi à Sanya à part glandouiller sur la plage, c’est les hot spring ! Une station thermale avec une soixantaine de piscines à eau chaude naturelle, nous avons donc testé cette station tant réputée pour 120RMB (12€) chacun. Et nous avons pu nous amuser avec les enfants dans une piscine multi jet d’eau avec toboggan, avant de rencontrer des jacuzzis, des very hot pool (40°), une coffee pool, une coconut pool,une herbale poll ….le tout en pleine nature.

Journée très marrante et relaxante ! Nous sommes resté jusqu’à la nuit pour admirer les étoiles depuis les piscines.

 
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La piscine au lait de coco...

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La piscine de café...

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Je n’ai pas encore souligné le fait que cette ville est remplit de Russe l’été, en effet Sanya est un peu le St Tropez des riches russes à tel point que toutes les cartes de restaurant sont aussi en russe. Et nous bien blanc et Damien aux yeux bien bleus, nous voilà pris pour des russes. Ils arrivent vers vous et vous disent : « ejugtuigfyrncotnpyocpn », alors nous on tire une tête de 2 mètres de long, et lui il repart : « uizynctuicypticuitcrycbtrbrcuy », alors on lui dit : « we are not russian, we are french », et ils repartent bredouille. Bizarre ces russes, mais ça nous est arrivé si souvent c’était marrant.

 


Même les commerçants chinois ont appris le russe et nous parlaient directement en russe !!!

 

Ils forment une très grosse communauté là bas et venaient nous parler pour nous intégrer à leur groupe, car nous avons constaté qu’ils se faisaient entre eux beaucoup de passes droit, pour faire la queue par exemple, y’en a un qui la fait et tous les russes qui arrivent après passent devant tout le monde en faisant croire qu’ils sont ensemble. Une famille est venu nous parler dans une queue pour un bus à la sortie des hot spring, nous étions dans les premiers (c’était le dernier bus qui nous ramenait en ville et les dernier de la queue seraient debout), le père de famille débarque avec son gros ventre devant nous et nous sort : « urieatyiuavycitcimhnljuherzuhdjfbdjscmqmpapa », alors on répond la phrase habituelle qui les fait fuir direct comme si on les intéressaient plus. Mais pour comprendre ce qu’il voulait Damien est retourné le voir assit dans l’herbe avec sa famille au lieu de faire la queue comme tout le monde, et sa fille expliqua en anglais à Damien qu’ils aimeraient se mettre derrière nous lorsque le car arriverait, alors il dit : « ouais si vous voulez ». Mais la tension montait déjà dans la queue car 2 russes en étaient les premiers et elle était déjà longue. Tandis qu’au bout de 20 min les 2 russes du début se transformèrent en une foule de russes resquilleurs de la queue, eux devant et tous les chinois derrière. Les chinois commençaient à râler, à se plaindre, à ronchonner mais personne n’osait aller parler à ce gros groupe formé devant tout le monde. Puis le car arriva, et les chinois un peu haineux se ruèrent sur la porte, seulement 100 personnes bourrées devant une porte de car et qui hurlent, ça a beaucoup énervé le chauffeur qui n’a pas ouvert ça porte et est repartit, a refait un tour et s’est arrêter cette fois avant le début de la queue. Une nouvelle ruée des chinois devant la porte mais sans les russes cette fois ci restés en bloc devant leur acte un peu médiocre. Seuls certains russes ont bourré encore une fois pour entrer et réservé plein de places pour leurs confrères mais en vain car les chinois s’asseyaient quand même. Ce fut assez impressionnant de voir l’état d’esprit de ces russes irrespectueux de la population qui les accueille et le dédain qu’ils mettaient dans leurs regards envers eux. (Sans faire de généralité bien sur).

 
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Mis à part cela notre séjour à Sanya fut très reposant et paradisiaque.

A quand le come back ????

 

Par Damien et Myriam
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Samedi 25 août 2007

Guilin – (accident) – Guangzhou (Canton) : 800 km et 12h00 de bus couchettes

Guangzhou – Shenzhen : 200 km et 2h00 de bus

Shenzhen – Hong Kong : 50 km et 0h30 de train

 

Hong Kong, entre ciel et mer

 

Le voyage entre Guilin et Hong Kong, 4ème étape de notre périple fut pour nous une épreuve éprouvante. Nous avions tout d’abord pris place dans un bus couchette qui devait nous amener directement à Shenzhen (ville frontière entre la RPC et la RAS de Hong Kong) en une nuit. Ce bus était plutôt confortable, avec des lits assez longs, des couettes douillettes (qui puaient un peu quand même) et des coussins.

Malheureusement, notre chauffeur allait gâcher la soirée par une conduite totalement inconsciente sur des routes à l’état plus que dangereux. Sur les coups d’une heure du matin, il freina sec et cette fois le bus qui nous suivait de trop près n’a pas pu nous éviter et nous rentra dedans, défonçant la vitre arrière et le moteur alors que nous étions en train de dormir… Alors que nous sommes effarés par l’état de la vitre et le verre partout dans les allées, nos voisins chinois ont simplement tourné la tête, ont constaté les dégâts et… se sont rendormis tout naturellement. Personne ne savait ce que nous allions faire, mais cela ne les préoccupait aucunement, pour finir nous avons été dépannés au bout de 2 heures jusqu’à la prochaine station de bus pour encore attendre pendant une heure un autre bus (pas couchette et froid à cause d’une climatisation de frigo et sans couverture cette fois) qui nous a déposé à Guangzhou pour attraper le bus qui dessert Shenzhen. 

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La photo parle d'elle même...

Enfin arrivés à Hong Kong, nous abandonnons l’idée de trouver une auberge de jeunesse sur Kowloon (la péninsule de Hong Kong) parce que les seuls « hôtels » se trouvaient dans « un immeuble plus que délabré remplis de gens plus que douteux avec des prix plus qu’exorbitants pour des chambres plus que pourries ». Nous avons donc pris le ferry pour trouver une auberge sur l’île de Hong Kong.
  

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 Vue sur l'île de Hong kong depuis le ferry (le temps n'était pas terrible)


La ville de Hong Kong surprend par sa densité et sa verticalité, les rues sont pleines, les immeubles sont hauts, les tramways ont deux étages. Nous avons particulièrement aimé les marchés qui s’étendent dans les ruelles où l’espace n’excède pas les 3 mètres de large, où l’on se bouscule pour avancer. 


Marché en soirée dans une des nombreuses petites ruelles de HK 


Le fameux tramway à deux étage unique au monde 

Hong Kong c’est surtout une ville qui se niche entre ciel et mer, alors que les buildings ont leurs cimes dans les nuages, leurs pieds sont au niveau de la mer cernée par des montagnes. Elle est partout présente, elle est le charme de Hong Kong, les senteurs d’iodes et de poisson frais dans les criques du Sud de l’île aux odeurs de pétrole sur les ferries.

 

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Que ce soit dans les rues surpeuplées des artères commerçantes de Hong Kong ou dans les petits ports calmes des îles de pêcheurs avoisinantes, ici nous avons trouvé un art de vivre qui charme et qui nous a marqué. Encore colonie anglaise il y a 10 ans, une osmose entre orient et occident s’est crée ici. Civilisation chinoise développée avec des teintes anglaises, les hongkongais nous ont surpris par leur attitude si différente de leurs voisins du Mainland (Chine continentale).

 





HK la nuit vue du Victoria peak  (Il pleuvait)


On retrouve le style anglais

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Derrière les montagnes qui cernent la ville nous retrouvons un style cote d'azur

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Nous avons découvert par hasard un petit marché vers la plage très sympathique, avec beaucoup d'artistes peu chers et très talentueux

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Le port très coloré de l'île cheung chau face à HK  




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Les îles au large de HK

CIMG2107.JPG HK vue au retour de l'île





Un  des nombreux bâtiments au style anglais 


Le port de Kowloon et HK derrière , le ciel bleu revient quand nous repartons :( 

Le pont qui relie Kowloon à l'aéroport
Par Damien et Myriam
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Lundi 20 août 2007
Guillin – Port de Guilin : 30 km et 1h00 de bus

Port de Guilin – Yangshuo : 65 km et 4h00 de bateau

 

Une croisière sur le LI JIANG

  

 

De retour des rizières, nous réservons deux places sur un bateau en direction de Yangshuo. Dans l’agence de voyage, il est intéressant de noter qu’il existe deux classes (je sens qu’on va dire que je me répète) une pour les étrangers (380Y) et une pour les chinois (240Y) avec un standing différent bien entendu, qui m’ont fait penser aux heures noires de la ségrégation. L’argument de la vendeuse, sur le bateau occidental il y a de la nourriture occidentale, plus de confort et surtout pas de chinois qui crient partout. Nous décidons donc de prendre le bateau… pour chinois bien sur ! Nous ne regretterons pas ce choix étant donné que le plus important n’est pas le bateau mais la rivière. Départ à 8 heures du matin, nous prenons un minibus chinois et nous sommes enrôlés dans une sorte de voyage organisé avec guide au drapeau, micro à fond et touristes. Arrivés au port, nous attendons un petit moment avant de pouvoir monter dans le bateau, puis nous sommes finalement installés dans ces longs bateaux dans un bruit monstrueux, des voisins qui mangent tels des porcs et une guide qui n’a toujours pas trouvé le bouton pour régler le son. En plus il pleut !

  
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Heureusement, la croisière en elle-même fut incroyable (la pluie s’est même arrêtée). Les pains de sucres se succèdent, ils sont acérés et montent droit dans le ciel, la rivière d’un bleu émeraude laissait refléter les reliefs. Nous croiserons des pêcheurs au cormoran et des troupeaux de buffles qui se baignaient paisiblement. Des bateaux « pour occidentaux » nous ont aussi dépassé, nous avons pu apprécié la différence de standing avec les colons : des bateaux tout aussi remplis, tout le monde sur le pont se qui empêchait de voir (en effet les chinois n’aiment pas la pluie et nous étions que quelques irréductibles à être restés dehors pour admirer le paysage…). Surtout nous étions les seuls occidentaux à bord ce qui nous a amené à une situation plus que coquasse. Nous étions assis à coté d’une famille à l’intérieur du bateau pour le repas, nous avons discuté et nous a proposé de partager le poisson qu’ils avaient commandé. Durant le repas, ils nous ont demandé si ils pouvaient se prendre en photo avec nous, puis a commencé une série de photo avec eux. Après nous sommes allés digérer sur le pont, une foule de chinois a voulu nous prendre en photo avec eux, seulement nous, les femmes avec Myriam, les hommes avec moi, ils nous filmaient, des enfants envoyés par leurs parents nous flashaient discrètement, etc. Plutôt marrant et mignon ! Mais un peu gênant…

 
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La ville de Yangshuo est elle-même cernés par ces pics, elle mêle une architecture orientale avec un style occidental, des bars, des cafés etc. Les étales des marchants sont remplis de jolis objets entre ceux que l’on retrouve dans tous les coins touristiques de chine et les spécialités locales. Nous ne resterons qu’une nuit à Yangshuo, nous avons donc loué un scooter qui nous permit de voir les plus beaux points de vue de la région et de rouler au milieu de ces paysages fantastiques (sans casque bien sur).

 

 Yangshuo la nuit



A la découverte de la ville en scooter!!



















Par Damien et Myriam
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Dimanche 19 août 2007

Guillin - Longsheng : 83 km et 2h30 de bus

Longsheng – Dazhai : 24 km et 2h00 de bus

 

Rizières en terrasses… 

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Après 2h30 de bus nous sommes arrivés à Longsheng, où nous pensions improviser seuls notre visite des rizières réputées être  magnifiques dans ce coin. Mais comme habituellement à toute sortie de gare de train comme de bus, d’innombrables chinois se présentent avec leurs offres d’hôtels, de voyages organisés… Jamais nous n’avions  accepté jusqu’ici, mais cette fois ci à la sortie du bus, une jeune dame aux cheveux  noir et enroulé sur la tête nous proposa d’être hébergé dans son hôtel pour 2€ la nuit chacun, qui se trouve dans un petit village au pied des rizières. Nous avions un peu peur de l’entourloupe, mais nous avons fini par accepter. 

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Le mini bus qui nous emmena au terrasses de Longji

La femme très souriante est vraiment gentille, nous fit prendre un vieux bus avec elle. Mais où va-t-il nous emmener ?? Et le bus commençait à parcourir plein de petits villages, il récupérait des gens un peu partout dans des endroits perdus, puis commença la vrais aventure quand la route n’était plus une route… Le bus s’enfonça entre les montagnes sur un chemin de pierre et de terre, il roulait comme si la route était goudronnée, nous étions très secoués, et parfois apeurés à la vue des ravins sous la route, desquels nous ne passions jamais très loin. 


Dans un village une femme trie le mais

Petit village traversé sur la route

Après à nouveau 2h de mini bus transformé en 4x4 tout terrain, nous voila arrivés aux terrasses de Longji. Les paysages sont magnifiques, la femme nous emmena dans son hôtel placé au milieu d’un petit village, au cœur des rizières en cascade. Ici vit une minorité appelé les Yao, ces habitants vivent de leurs propres productions. Le riz, et autres plantations, les femmes brodent, cousent, et confectionnent de très jolies choses qu’elles revendent. Toutes les femmes de ce village portent de très très long cheveux, car elles ne les ont jamais coupé de leur vie. Ce fut très impressionnant de voir cela.

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L'arrivé au village des Yao

Une femme Yao 


Elles ont leur cheveux, puis rajoutent des autres vrais cheveux coupé que l'on aperçois par terre

Puis après avoir posé nos bagages dans la petite chambre d’hôtel qui était un chalet en bois comme toutes les habitations de ce village, nous voila partis à l’assaut des rizières. La femme toujours aussi accueillante nous montra le chemin pour aller admirer la plus belle vue du haut des terrasses de riz. Et la montée à travers le riz sur des petits sentiers de pierres commença. Plus nous montions, plus nous apercevions l’architecture des rizières en cascade, et l’intelligente technique d’irrigation qui permet au riz de toujours avoir les pieds dans l’eau. Arrivés à quelques mètres du premier point de vue nous avons du redescendre car il commençait à pleuvoir. De retour à l’hôtel, la dame était en train de broder sur son métier à tisser, son habileté nous captiva puis elle me fit essayer, mais voir tout ces fils et tout ces ustensiles cela me paraissait infaisable, elle nous montra ensuite la longueur de ses cheveux, et les différentes coiffures qu’elle faisait avec, c’était impressionnant ! Nous n’avons pu nous empêcher d’acheter quelques une de ces confection tellement cela était beau.

 
Notre maîtresse d'hôtel en train de tisser 


J'ai pu essayer à mon tour...

Le lendemain nous revoilà parti autour des rizières pour un autre tour, tout aussi grandiose avant de reprendre notre fameux petit bus et rentrer à Guilin.
















Bambou coupé en 2 qui permet à l'eau de s'écouler de terrasses en terrasses


De multiples petits hameaux étaient perchés dans les colines de rizières






Par Damien et Myriam
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Samedi 18 août 2007

  Shanghai - Guilin : 1500  km et 2h d'avion

 Entre pains de sucre et rizières, Guilin

 
Le soleil se couche sur Guilin

Nous quittons Shanghai au petit matin pour rejoindre l’aéroport de Hongqiao. Depuis l’avion les buildings de Shanghai dessinent l’horizon, après avoir traversé une mer de nuage, nous apercevons une terre nouvelle vierge, les couleurs sont claires et de surprenantes montagnes tels des pains de sucres découpent les plaines recouvertes de plantations de riz.

  

Guilin est une ville chinoise typique, des constructions anarchiques et contrastées, un charme inexistant. La navette nous dépose en face de la gare et nous déposons nos sacs à dos dans la chambre de l’auberge de jeunesse puis nous nous mettons à la recherche d’un endroit pour manger. Sur la route nous sommes surpris de tomber sur un lac avec deux pagodes en son milieu. Ce lac est réellement magnifique, il y a deux pagodes : la pagode du soleil et la pagode de la lune. L’une est claire et l’autre est ténébreuse. Une alchimie d’équilibre se dégage du lieu qui est seulement rompu lorsqu’on s’aperçoit que les immeubles cassent l’ambiance. 

 

Une désillusion par la suite quant à l’entrée du parc pour monter sur le pain de sucre le plus haut au cœur de la ville. 50 yuan par personne (5€), nous trouvons cela un peu cher et après une âpre négociation où nous mêlons à notre cause un groupe d’espagnols, les guichetières sont fermes ce sera 50 yuan (5€) ou rien. Nous finissons par payer toutefois l’entrée et fumes déçus par le manque de goût dans la réhabilitation des bâtiments situés à l’intérieur du parc qui était auparavant un fort et conservant encore ses murailles. Les fameux temples du parc ont été transformés en musées sans grand intérêt sauf le hall des examens qui reproduit la manière de sélection des futurs fonctionnaires d’Etat sous l’Empire. L’étape sportive de la journée fut l’escalade du pain de sucre par un escaliers aux marches démesurées. Au sommet, la vue est magnifique avec un horizon quasiment surnaturel, la ville est entourée de pains de sucres plus grands les uns que les autres. L’atmosphère du crépuscule flotte au dessus de la ville.

  

Des adeptes du Tai Qi s'entrainent ensemble dans le parc

La nuit sera quant à elle totalement incroyable avec un marché nocturne qui prend place à partir du restaurant où nous avons dîné sur la grande artère de la ville. Les étales sont alignés à perte de vue et nous finissons par abandonner l’idée de tous les parcourir. Les marchants proposent des objets plus sympathiques les uns que les autres et certains petits artisans exposaient leurs propres productions : du thé de la région, des tableaux calligraphiés, des pinceaux, des petits objets représentants les icônes de la Chine, entre Bouddha et Mao Zedong (leader communiste au bilan controversé aujourd’hui quasiment déifié par une partie de la population). Sur le chemin du retour, nous croisons le lac avec les pagodes, cette fois-ci toutes illuminées.

 

 

                                                                                                       


Xiang Bi Shan, La montagne de l'élephant (avec un peu d'imagination on peut imaginer la trompe de l'animal à l'avant) symbole de la ville de Guilin, impressionnant la nuit.


Sur les rives du Li Jiang, rivière qui traverse Guilin
Par Damien et Myriam
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Jeudi 9 août 2007

Nous voici arrivés au jour tant attendu, plus d’appartement, plus de travail, les prochains jours seront ceux de la découverte des merveilles de la chine avec un périple qui nous fera parcourir plus de 6000 kilomètres en avion, en train, en bus et en bateau.

  

 

L’excitation est immense alors que les sacs de voyage sont fermés, nous passerons la première nuit à l’hôtel à Shanghai avant de s’envoler demain pour le Guangxi et Guilin où l’on espère apercevoir les montagnes en pains de sucre et les rizières en terrasse. Par la suite nous prendrons le train ou le bateau pour rejoindre Hong Kong et admirer le fabuleux contraste entre building ultra modernes et réserves naturelles grandioses. Après une escale à Guangzhou et rencontrer cette étrange culture cantonaise, nous nous envolerons ou prendrons le train pour Beijing. Beijing, capitale historique et actuelle d’une Chine qui se veut être à la pointe pour recevoir le monde à l’occasion des Jeux Olympiques l’année prochaine. Nous essayerons de fuir la folie pékinoise pour nous balader dans les jardins du palais impérial de Chengde dans le Hebei. Pour finir, nous passerons quelques jours sur les rives du lac de l’Ouest avant de revenir à Shanghai pour une ultime étape avant notre retour en France.

 

Nous garantirons sur le blog des photos nouvelles toutes les 48 heures et des informations quant aux découvertes, vies et moments insolites de ce voyage placé sous le signe de l’aventure.

 

 

 

Par Damien et Myriam
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Mercredi 8 août 2007

Une journée à Zhoujiajiao

 

Ce matin nous avions décidé de découvrir un quartier de Shanghai, à la périphérie ouest de la ville, un quartier de canaux gracieusement rénové par le gouvernement. Après avoir pris un bus que nous espérions qu’il ne tombe pas en panne sous les coups d’amortisseurs trop anciens à rouler sur une route pleine de trous et de chantiers, nous arrivons dans une chaleur étouffante dans la ville de Zhoujiajiao, au fin fond de Shanghai. 

 

Remise en état, la ville est toute mignonne, les rues sont bordés de canaux et comme nous sommes en semaine, nous avons la chance d’expérimenter pour la première fois la visite d’un site touristique chinois avec…personne. C’est agréable mais toutefois déconcertant. Mais au fond c’est beaucoup plus sympa pour prendre notre temps au fil de ces canaux.

 


Une anecdote quant au restaurant, avec une carte en anglais et une carte en chinois et des prix différents… Déjà que nous les sentions louches, la viande que nous avions commandée est arrivée de manière peu commune, en scooter (sous un soleil de plomb) ! Pour la suite, nous avons du payer le thé et le riz bien cher, encore plus cher qu’à Shanghai. Pour quelques yuans certains seraient prêts à tout quand ils voient des étrangers un peu trop blancs à leur goût.

 

La ville est petite, nous avons pu en parcourir la quasi-totalité en une demi journée, heureusement car le ciel est bien bas et gronde. Dommage, nous sommes obligés de rentrer sur Shanghai sans avoir vu le lac. 

Prochainement, la suite des photos dans un album.

 

Par Damien et Myriam
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Mercredi 25 juillet 2007

A moins d'une heure de Shanghai existe une ville qui allie dynamisme économique et industriel de pointe (concurrent de la Silicon Valley) avec un patrimoine architectural reconnu (par l'UNESCO comme patrimoine de l'humanité), c'est bien entendu Suzhou, que l'on surnomme aussi la "Venise de l'Orient".

Le périple à Suzhou fut, pour Myriam comme pour moi rempli de surprises.

Nous avons donc pris le train samedi matin tôt pour rejoindre Suzhou, une "petite" ville de 2 millions d'habitants à l'Ouest de Shanghai (100 kilomètres). Ce voyage aurait pu etre sans encombres si la guichetière avait vendu deux places valides sur le même train, détennant en fait qu'un seul ticket, nous avons du n'utiliser qu'un siège pour deux jusqu'à destination.

La ville semble être en chantier, les bulldozers soulèvent une intense poussière autour de la gare, les immeubles ont été rasé, la ville mue vers le modèle de ville chinoise "moderne" que l'on retrouve partout.

Passé le centre ville, nous rejoignons l'hotel avant de se lancer à la découverte de la cité. Nous avons donc la chance de loger dans la tour la plus haute de la région du Jiangsu, et notre chambre sera donc au 45e étage, de la fenêtre, difficile de ne pas avoir le vertige!

CIMG0845.JPG
Une vue splendide sur Sim City 3000

Suzhou laisse au voyageur un gout mitigé déçu de la renommée trompeuse de la ville, Venise de l'Orient. Il est vrai que Venise n'a pas à craindre la concurrence de cette ville d'eau, qui lui est d'ailleurs jumelée. Quelques canaux, des routes, des buidings et la furie de la vie chinoise nous font vite comprendre que nous ne passons pas le week end dans une copie Venise. 


Les canaux de Suzhou

Suzhou n'est pas Venise, Suzhou est Suzhou car cette ville a son charme qui est très différent et qui joue sur d'autres éléments. Tout d'abord Suzhou possède de très nombreux temples, pagodes et jardins qui sont entourés de ces dits canaux et il en dégage une atmosphère orientale que Shanghai a perdu depuis longtemps. 
Pour notre part, nous nous sommes laissé guider par notre chauffeur de taxi. Nous lui avons demandé de nous déposer devant un monument intéressant de la ville, je lui en propose un au hasard mais il me répondit "non non ça c'est une attraction pour japonais (sic)". Il nous déposa devant un temple qui effectivement semblait être très intéressant, la visite confirma ce sentiment d'autant plus que seuls quelques croyants le fréquentait à l'heure de notre passage. Nous avions peur de nous retrouver au milieu d'une foule de Shanghaiens en week end pendant notre séjour, pourtant en ça nous étions déja satisfaits. 


Le Temple recèlait des détails colorés qui composaient chacuns de ces batiments, les jardins étaient parfaitement entretenus, avec des étangs, des tortues, des arbres, des prairies...




La deuxième visite que nous ne voulions rater, malgré le prix rédibitoire de l'entrée 60 RMB (6€) par personne, fut le Tiger Hill. Une pagode millénaire et des maisons de fortunés défunts nous étaient donc accéssibles. Cette pagode se démarquait des autres pour son authenticité et le fait quà l'image de la tour de Pise penche de quelques degré (suffisamment pour que l'on ne puisse ne pas le voir). Le reste de la colline bien que chargée de touriste ne gardait pas moins un charme fou. Nous avons été emballés par ce parc et pas mécontent d'avoir pu vous prendre quelques clichés (voir album photo). 


Le bas de la pagode millénaire de suzhou...

CIMG0941.JPG
Au pied de
la pagode 


Les portes typiques qui jallonais le jardin du tiger hill (temple du tigre)


L'interieur d'une maison avec tout son style chinois

Le départ de Suzhou fut cependant beaucoup plus chaotique. Sous une tempete qui nous suivit jusque dans le train, nous avons découvert le train chinois, le vrai! Pas le bullet train tout neuf qui a l'air conditionné et tout propre, non le train chinois sur peuplé qui relie Shanghai à Nanjing. Composé de deux étages, de passagers dans tous les interstices possibles et inimaginables, la saleté, les crachats par terre et les sièges durs. Passé cette première impression négative et choquante, choc culturel, nous nous trouvons nos places, squattées par des passagers en manque de sommeils et nous asseyons. Le train sera rapide, plus accueillant que les bullet trains asseptisés tant ils sont blancs et propres. 

Arrivés à Shanghai, nous sommes heureux de retrouver notre ville mais pas mécontent de ces deux jours passés à se balader dans les rues de Suzhou et à vivre un petit voyage dans une autre province.

Par Damien et Myriam
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