Aujourd'hui, jour de départ : on sait ce que l'on quitte. Famille, amis, chérie vont beaucoup me manquer pendant ces mois. On quitte aussi un pays, une culture, un savoir faire et un savoir vivre. Mais on ne peut imaginer ce que l'on va trouver au sortir de l'aéroport. Petite appréhension ou grande angoisse, j'oscille entre ces sentiments heureusement masqués par l'excitation de la découverte, de la concrétisation de découvrir enfin cet extrême Orient.
A l'heure des supputations, la Chine m'attire et me repousse, j'ai hâte de découvrir la ville, de m'y promener, d'y flâner, d'y goûter, d'y parler un peu. Je crains la saleté, la pollution, la barrière culturelle et linguistique.
C'est toujours intéressant de décrire un changement, en relisant ces lignes dans quelques mois, j'y verrai peut être de la nostalgie, de la joie, de la rancoeur...
Au fond, j'espère que cette expérience va me bousculer dans ma culture et dans mon savoir être. Je veux sentir la différence, une différence dans nos habitudes, besoins, espoirs qui empêchent d'être heureux. Je veux percevoir cette étincelle d'humanité dans l'Autre, à la manière d'Antoine de Saint-Exupéry lorsqu'il écrivit,
"si tu diffères de moi, loin de me léser tu m'augmentes".
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