A moins d'une heure de Shanghai existe une ville qui allie dynamisme économique et industriel de pointe (concurrent de la Silicon Valley) avec un patrimoine architectural reconnu (par l'UNESCO comme patrimoine de l'humanité), c'est bien entendu Suzhou, que l'on surnomme aussi la "Venise de l'Orient".
Le périple à Suzhou fut, pour Myriam comme pour moi rempli de surprises.
Nous avons donc pris le train samedi matin tôt pour rejoindre Suzhou, une "petite" ville de 2 millions d'habitants à l'Ouest de Shanghai (100 kilomètres). Ce voyage aurait pu etre sans encombres
si la guichetière avait vendu deux places valides sur le même train, détennant en fait qu'un seul ticket, nous avons du n'utiliser qu'un siège pour deux jusqu'à destination.
La ville semble être en chantier, les bulldozers soulèvent une intense poussière autour de la gare, les immeubles ont été rasé, la ville mue vers le modèle de ville chinoise "moderne" que l'on
retrouve partout.
Passé le centre ville, nous rejoignons l'hotel avant de se lancer à la découverte de la cité. Nous avons donc la chance de loger dans la tour la plus haute de la région du Jiangsu, et notre
chambre sera donc au 45e étage, de la fenêtre, difficile de ne pas avoir le vertige!
Une vue splendide sur Sim City 3000
Suzhou laisse au voyageur un gout mitigé déçu de la renommée trompeuse de la ville, Venise de l'Orient. Il est vrai que Venise n'a pas à craindre la concurrence de cette ville d'eau, qui lui
est d'ailleurs jumelée. Quelques canaux, des routes, des buidings et la furie de la vie chinoise nous font vite comprendre que nous ne passons pas le week end dans une copie
Venise.
Les canaux de Suzhou
Suzhou n'est pas Venise, Suzhou est Suzhou car cette ville a son charme qui est très différent et qui joue sur d'autres éléments. Tout d'abord Suzhou possède de très nombreux temples, pagodes et
jardins qui sont entourés de ces dits canaux et il en dégage une atmosphère orientale que Shanghai a perdu depuis longtemps.
Pour notre part, nous nous sommes laissé guider par notre chauffeur de taxi. Nous lui avons demandé de nous déposer devant un monument intéressant de la ville, je lui en propose un au hasard mais
il me répondit "non non ça c'est une attraction pour japonais (sic)". Il nous déposa devant un temple qui effectivement semblait être très intéressant, la visite confirma ce sentiment d'autant
plus que seuls quelques croyants le fréquentait à l'heure de notre passage. Nous avions peur de nous retrouver au milieu d'une foule de Shanghaiens en week end pendant notre séjour, pourtant en
ça nous étions déja satisfaits.
Le Temple recèlait des détails colorés qui composaient chacuns de ces batiments, les jardins étaient parfaitement entretenus, avec des étangs, des tortues,
des arbres, des prairies...
La deuxième visite que nous ne voulions rater, malgré le prix rédibitoire de l'entrée 60 RMB (6€) par personne, fut le Tiger Hill. Une pagode millénaire et des maisons de fortunés défunts nous
étaient donc accéssibles. Cette pagode se démarquait des autres pour son authenticité et le fait quà l'image de la tour de Pise penche de quelques degré (suffisamment pour que l'on ne puisse ne
pas le voir). Le reste de la colline bien que chargée de touriste ne gardait pas moins un charme fou. Nous avons été emballés par ce parc et pas mécontent d'avoir pu vous prendre quelques clichés
(voir album photo).
Le bas de la pagode millénaire de suzhou...
Au pied de la pagode
Les portes typiques qui jallonais le jardin du tiger hill (temple du tigre)
L'interieur d'une maison avec tout son style chinois
Le départ de Suzhou fut cependant beaucoup plus chaotique. Sous une tempete qui nous suivit jusque dans le train, nous avons découvert le train chinois, le vrai! Pas le bullet train tout
neuf qui a l'air conditionné et tout propre, non le train chinois sur peuplé qui relie Shanghai à Nanjing. Composé de deux étages, de passagers dans tous les interstices possibles et
inimaginables, la saleté, les crachats par terre et les sièges durs. Passé cette première impression négative et choquante, choc culturel, nous nous trouvons nos places, squattées par des
passagers en manque de sommeils et nous asseyons. Le train sera rapide, plus accueillant que les bullet trains asseptisés tant ils sont blancs et propres.
Arrivés à Shanghai, nous sommes heureux de retrouver notre ville mais pas mécontent de ces deux jours passés à se balader dans les rues de Suzhou et à vivre un petit voyage dans une autre
province.
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Commentaires Récents